La traduction en situation de crise

La traduction en situation de crise

Par Ariane Lelarge Emiroglou

 

Nous traversons une période sans précédent. La pandémie galopante de coronavirus nous a plongés dans une crise de santé publique qui suscite l’angoisse voire la panique dans le monde entier, et dont les multiples répercussions gagnent en importance au fil des jours. Si le personnel médical est débordé par l’affluence massive de patients, le monde de la traduction, quant à lui, doit répondre à d’innombrables demandes urgentes.

Dans un contexte de fermetures, de quarantaine et de ralentissement économique, les traducteurs de Cartier et Lelarge sont particulièrement sollicités. En effet, notre PME doit gérer des dossiers très stratégiques pour des entreprises et des organismes de tous les secteurs d’activité, du commerce de détail au transport public, en passant par l’hébergement pour retraités, les œuvres de bienfaisance, l’exploitation minière ou encore la comptabilité. En ces temps plus qu’incertains, Cartier et Lelarge joue le rôle d’une équipe de communication d’urgence pour des clients en situation de crise : nos professionnels traduisent des messages importants pour la santé et la sécurité des travailleurs, ainsi que pour l’exercice et le maintien de leurs fonctions. Ils contribuent à la diffusion de mesures de précautions, d’annonces, de recommandations et de renseignements utiles auprès du plus grand nombre, dans les deux langues officielles.

Pour satisfaire aux besoins de nos clients, nous avons pris, nous aussi, certaines mesures exceptionnelles. La plupart de nos employés se sont, par exemple, portés volontaires pour travailler les soirs et les weekends. Plus de flexibilité a également été offerte, temporairement, à ceux qui sont touchés directement ou indirectement par la crise. Il n’y a pas – nous nous en réjouissons – de membres du personnel infectés par la COVID-19 aujourd’hui, mais certains employés doivent s’occuper de leurs enfants et d’autres ressentent le besoin de ralentir pour mieux gérer un épisode de stress occasionné par ces circonstances exceptionnelles. Ils peuvent aménager leur horaire plus facilement.

Comme nous pratiquons depuis plusieurs années le télétravail, nous travaillons efficacement dans un environnement virtuel. Les mesures d’isolement – qui nous permettent de garantir l’intégrité et la sécurité de tous – ne nous empêchent pas de multiplier les contacts en ligne et de nous réunir sur notre plateforme de vidéoconférence. Dans la foulée, le cabinet a mis en place un réseau social privé sur la plateforme Workplace, où nous pouvons continuer de bavarder et de rire un bon coup entre deux dossiers.

Côté opérationnel, des traducteurs et réviseurs désignés gèrent les traductions de nos différents clients afin d’assurer l’uniformité des textes et d’accélérer l’exécution. Compte tenu de l’évolution rapide de la situation, nous devons nous tenir informés et bien faire nos recherches. Nous avons rapidement clarifié l’ambiguïté grammaticale du terme COVID-19, la maladie respiratoire aiguë causée par le nouveau coronavirus, qui s’écrit au féminin et non au masculin, comme on a pu le voir et l’entendre dans de nombreux médias. Nous avons également pris note des différentes désignations du virus – SRAS-CoV-2 ou coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2, et nCoV-2019 ou nouveau coronavirus 2019 (les anciennes désignations) – en évitant toute confusion avec la maladie elle-même. Dans cette optique, la Bureau de la traduction a publié en ligne un lexique sur la pandémie de COVID-19 afin d’encourager les traducteurs à utiliser un vocabulaire clair et uniforme et, par la même occasion, à travailler plus efficacement.

Chez nos clients, la terminologie évolue aussi rapidement que les événements : protocoles de sécurité, comités d’urgence, mesures d’intervention, nouvelles fonctions… toutes ces initiatives exceptionnelles sont assorties de nouveaux noms, qu’il convient de consigner dans nos banques terminologiques et de communiquer régulièrement aux membres de notre équipe pour nous assurer d’utiliser le langage propre à chaque client.

À la lumière de la récente annonce du gouvernement concernant la fermeture des entreprises et des commerces non essentiels, nous continuerons à travailler à plein régime : l’information et la communication sont plus importantes que jamais, et la traduction en est un ingrédient essentiel. Cartier et Lelarge continuera d’apporter sa contribution en cette période de crise sanitaire, économique et sociétale, fidèle aux principes fondateurs du cabinet : qualité, efficacité et clarté.