Parole de stagiaire : Daphné Crête

Parole de stagiaire : Daphné Crête

Par Daphné Crête

 

Comme j’en suis à ma dernière année de baccalauréat spécialisé en traduction (option Coop) à Concordia, mon expérience chez Cartier et Lelarge constitue mon troisième et dernier stage. Au fil de mes études, j’ai eu la chance de faire des stages très variés — un au gouvernement, un en entreprise privée et celui-ci en cabinet de traduction.

Cartier et Lelarge est bien sûr une nouvelle équipe et un nouveau lieu de travail pour moi, mais en tant que cabinet, c’est aussi un nouveau milieu et, compte tenu de la situation mondiale actuelle, une expérience inusitée. J’ai déjà eu l’occasion d’être révisée « à distance » lors de mon premier stage — qui a été une initiation à la fonction de suivi des modifications de Microsoft Word, le meilleur ami des langagiers — mais travailler de la maison est une première, et cet aspect de mon stage m’a demandé plus d’adaptation que je n’aurais pensé. J’ai mis un peu de temps à trouver la façon optimale de m’installer et j’ai dû travailler sur ma concentration. Selon moi, les côtés positifs du télétravail priment largement les aspects moins pratiques : je suis bien heureuse d’éviter le trajet entre la maison et le travail, surtout quand cela implique de faire l’aller-retour entre la banlieue et le centre-ville, et encore plus après une opération au pied! Je saurai aussi comment bien m’installer si d’autres occasions de télétravail se présentent, et bien que le métier de traducteur demande à la base une bonne dose d’autonomie, je n’ai que renforcé la mienne. Il faut dire aussi que quelques gratouilles derrière les douces oreilles de mon chat de temps en temps rendent n’importe quelle journée de travail plus agréable, même si elle va déjà bien! Je suis donc heureuse d’avoir pu faire l’expérience du télétravail lors de ce stage, même si ce n’était pas prévu au programme.

D’un autre côté, les textes et les domaines de traduction de ce stage sont plus difficiles qu’à mes stages précédents. Une certaine augmentation du niveau était à prévoir dans un cabinet de traduction, mais la marge entre des textes généraux ou de marketing et des textes relevant souvent du domaine financier ou d’autres domaines spécialisés était plus grande que ce à quoi je m’attendais. Cependant, l’équipe de Cartier et Lelarge est aussi plus présente que je n’aurais pensé : peu importe la charge de travail, tout le monde s’entraide et est disponible pour répondre à mes questions. Les styles de rédaction, de traduction et de révision varient, mais tous les traducteurs sont prêts à partager leur expérience avec les stagiaires. La communication est parfois moins pratique et les relations professionnelles et personnelles se développent un peu plus lentement vu le contexte de télétravail, mais j’ai senti que je faisais partie de la famille Cartier et Lelarge dès les premiers jours et j’ai toujours l’impression d’être entre bonnes mains — et il en va de même pour mes textes! Ensuite, malgré l’excellent encadrement et les outils pratiques (aussi bien administratifs que langagiers), il faut parfois faire ses propres recherches et s’imprégner du style d’un domaine ou d’un client. Chaque fois que c’est nécessaire, la façon de voir les choses chez Cartier et Lelarge me laisse le temps et le loisir de le faire, ce dont je suis reconnaissante, et ce qui me permet d’apprendre davantage et d’une manière différente.

Bref, de nombreux aspects de mon stage et de la vie en cabinet ne sont pas exactement ce à quoi je m’attendais, mais ces différences sont une bonne chose. Même à distance, l’ambiance de travail est chaleureuse, et mes collègues sont talentueux, accueillants et aidants. J’en apprends et je m’améliore peu à peu tous les jours. Cartier et Lelarge m’offre un stage à la fois efficace et agréable, et les apprentissages que je fais me serviront tout au long de ma carrière, peu importe où celle-ci se déroulera!

 

Cet article est le deuxième de notre série Parole de stagiaire. Lisez les articles un et trois.