Parole de stagiaire : Charlotte Doane

Parole de stagiaire : Charlotte Doane

Par Charlotte Doane

Traduit par Ariane Lelarge

 

Lorsque j’ai appris que je ferais un stage de traduction chez Cartier et Lelarge dans le cadre de ma maîtrise à l’Université Concordia, je n’avais aucune idée que de graves événements mondiaux se profilaient à l’horizon, et je n’aurais jamais pu prévoir l’impact qu’ils auraient sur mon expérience de travail. Avec le recul, on dirait que c’était une autre vie, et je suppose qu’il faut s’y attendre lorsque le monde bascule. Et même si mon stage a été différent de ce que j’avais prévu à bien des égards, mon expérience a été tout aussi positive que ce que j’avais espéré.

 

Le facteur le plus important a été l’incroyable soutien social, technologique et professionnel que j’ai reçu, et qui est d’autant plus difficile à mettre en place lorsque tout le monde télétravaille. Dès le premier jour, j’ai été entourée à distance de personnes amicales et très compétentes qui m’ont clairement fait comprendre qu’il me suffisait d’envoyer un message pour obtenir de l’aide. Et l’aide ne se résume pas à une simple question de grammaire. La culture du cabinet accorde une grande importance à la vie personnelle et à la santé mentale, et les appels vidéo quotidiens avec ma réviseure ont nourri mon sentiment d’appartenance à l’équipe. Par ailleurs, je trouve que la traduction de différents types de textes relativement courts pour une poignée de clients convient bien à mon style de travail, en me donnant le juste équilibre entre variété et familiarité, ainsi qu’un sentiment d’accomplissement au quotidien. Pour toutes ces raisons, j’ai remarqué une amélioration dans mon travail et j’attends toujours avec impatience ce que chaque jour me réserve.

 

Bien que j’aie toujours travaillé avec des gens formidables durant mon parcours de traductrice, je n’ai jamais reçu autant de soutien technologique que chez Cartier et Lelarge. Dans le cadre de mon dernier stage et d’autres expériences antérieures, la communication reposait presque exclusivement sur l’échange de courriels. En utilisant des outils comme MS Teams, j’ai trouvé qu’il était beaucoup plus facile de prendre note des commentaires et d’en tirer profit, mais aussi d’établir une relation avec ma réviseure et les autres membres de l’équipe. De plus, j’ai utilisé un logiciel de traduction pour la première fois en dehors de mes cours, une expérience que j’ai appréciée : la recherche et la cohérence terminologiques sont environ cent fois plus efficaces.

 

Bien que ce soit de loin mon expérience professionnelle la plus positive, elle m’a également posé de nouveaux défis. J’ai traduit des textes pour des clients de différents secteurs d’activité qui me sont entièrement inconnus, de l’agriculture aux transports publics. Cet apprentissage continu est l’une des raisons qui m’ont attirée vers cette profession et, quel que soit le niveau de difficulté ou de banalité d’un texte, je peux presque toujours dire que j’ai appris de nouvelles choses en le traduisant. Cet été, j’ai pris un plaisir particulier à travailler sur des textes qui aident les gens à comprendre la COVID-19 et le travail effectué pour répondre à la pandémie.

 

Alors que mon stage touche à sa fin, je suis frappée de voir à quel point le temps a passé vite. Cette impression a sans doute du bon et du mauvais. Il m’est difficile d’intégrer tout ce que j’ai appris, de le synthétiser et de faire un bilan, car ces trois mois m’ont semblé durer trois semaines. Mais c’est aussi le signe que je m’adapte à la nouvelle normalité, une phrase que j’ai écrite à de nombreuses reprises au cours de ces trois derniers mois. Presque tout dans cette expérience a été nouveau, mais malgré les précautions sanitaires, ce sont les meilleures conditions de travail dont j’ai bénéficié en tant que traductrice.

 

En ce qui concerne la pandémie, j’ai éprouvé plus de difficultés dans mes temps libres que pendant les heures de travail. J’ai essayé d’appliquer les aspects que j’aime de mon travail à d’autres domaines de ma vie, comme le sentiment d’accomplissement que j’éprouve en effectuant des tâches courtes plutôt que de grands projets trop exigeants. En travaillant ici, j’ai appris que j’ai peut-être tendance à éviter l’ennui à tout prix, et que cette structure est extrêmement bénéfique pour ma santé mentale. Le mode de vie de 9 à 5 a été l’occasion idéale de réinventer ma routine quotidienne (inexistante). Cela dit, j’ai encore du chemin à faire. Et comme ce stage a été si enrichissant pour moi à plusieurs égards, j’ai été encore plus heureuse lorsque Cartier et Lelarge m’a offert un poste permanent dans ce merveilleux petit cabinet qui est devenu une nouvelle famille virtuelle. Je suis ravie de continuer de travailler, d’apprendre et de m’épanouir au sein de cette équipe formidable et c’est avec un optimisme sans pareil que j’envisage la suite des choses.

 

Cet article est le troisième de notre série Parole de stagiaire. Lisez les articles un et deux.